mercredi 25 novembre 2009

You'll rise each day as planned, your will is your command.

par Eliott



J'adore découvrir de nouveaux artistes. C'est arrivé ce matin, avec Wilco. A chaque fois c'est pareil. Je commence par écouter une chanson en boucle, parce qu'elle me plait, et parce qu'elle semble, à l'instant même où je l'écoute, résumer toute ma vie, toute mes envies, mes peurs. Puis, je m'aventure, tranquillement mais sûrement, vers la chanson suivante, puis la suivante, et encore,avant, soudainement, de m'auto-proclamer fan. C'est une grande aventure.
Ce soir, à 20 heures et 4 minutes, je suis soulagé et déçu. Soulagé parce que ce mercredi qui s'annonçait difficile le fut, mais moins que prévu. Puis maintenant, il est terminé. Déçu, parce que j'avais une opportunité, une chance, et qu'elle semble gâchée, alors que je ne pense pas avoir faire quoique ce soit de mal. Oui, oui, je vais vite en besogne (ah ah) mais c'est comme ça, quand je suis tout excité, et que les choses ne se passent pas comme prévu. C'est le problème de l'espoir, sentiment gentiment pervers. Alors je pourrais gueuler : " Allons bon ! c'en est fini d'être dupe, je suis las de tomber de trop haut, fatigué de croire ! Ah! Espoir, sentiment minable, je te conspue, je te méprise, je t'emmerde. C'en est fait des rêves, c'en est fait des mensonges, l'on ne m'y reprendra plus ! ". Aucun intérêt.Oui, chaque fois qu'une nouvelle situation qui pourrait m'être favorable se présentera j'aurai de l'espoir. J'ai mes rêves en papier craché, mes espérances virtuels, et la plupart sont voués à rester dissimulés derrière les mots que je balance mollement ici, sans me soucier de s'ils sont justes ou bien accordés. J'écris mal ce soir et je m'en rends compte. N'empêche. Ce blog là est incroyable. Il m'attire, me fait du pied, je ne sais pas résister. Et puis la nuit l'on s'ennuie. Et Paris est bien morne. A se demander si l'on ne préfère pas quand la Tour Eiffel s'emballe, qu'elle se lance dans une symphonie de couleurs fluos, un arc en ciel métallique. Moi aussi, je veux poser des ampoules vertes sur la Dame de fer.
And if I die, I'll die, I'll die alone on some private hill.
Il est 22 heures et 27 minutes, je reprends le clavier à deux mains parce que je n'étais pas content de ma dernière phrase. Il fait toujours nuit, et Paris n'a pas changé depuis tout à l'heure. Mais ça pourrait être drôle : " il est 22 heures et 27 minutes, je reprends le clavier à deux mains parce que je n'étais pas content de ma dernière phrase. Il fait toujours nuit, et une météorite vient de s'écraser sur Paris, maintenant dévastée. Je penche ma tête à droite. Oui, c'est bien une vague de la taille de mon immeuble qui se dirige vers moi. La nuit, tout les chats sont gris. Je ne vois plus la Tour Eiffel, seulement de la fumée. Je penche ma tête à gauche. Ce mur trop blanc m'ennuie, je devrais le décorer, y foutre des photos, le rendre vivant quoi. On s'ennuie ici."
Oui, bon, il est 22 heures et 33 minutes et je ne sais pas trop quoi faire. J'aime bien écrire. Ca détend, surtout ici. Certains fument des joints, nous on tape sur un clavier. Vous devriez essayer, mais pas trop fort. Qu'est ce que j'écris mal. On dirait un singe qui tenterait de se servir d'un aspirateur. Et donc je vais m'arrêter là, sur cet épilogue trop court pour être intéressant et trop long pour être drôle.
love folk music.

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