je dois avoir une sorte de prédiction mentale bizarroïde, parce que tout à l'heure, j'ai parlé de mon papa, ce que je fais très rarement, et il est un des éléments clés de ma journée, ce qui est arrive assez rarement également. il faut savoir que mon papa est un ingénieur, avec une moustache et un petit bedon, et des lunettes parce qu'il voit rien, aussi. et que moi, je porte parfois des lunettes très grandes, mais plus souvent des lentilles, et puis je veux faire du design. en ce moment, je suis en mise à niveau, et on s'en moque, mais grâce à mon papa, j'ai eu une idée pour mon objet à faire avec des bouteillesenplastique. je mettrai peut-être une photo quand ce sera terminé, mais j'ai toujours la flemme alors au final, je le fais jamais. tout ça pour dire que mon papa est ce soir un héros.
ce blog sera notre caverne, et il l'est déjà. écrire est notre libération, et notre envie profonde. on est passionné par d'autres choses, dessin ou cinéma, on reste dans l'art, et on a tous les deux nos emplois du temps de ministres mais on écrit parce qu'on en a besoin. "j'ai une envie d'écrire comme t'as une envie de cigarette" dit Grand Corps Malade, et même si moi, j'aime bien les deux, c'est exactement ce que nos petites mains ressentent.
le dimanche, c'est souvent long et plein de spleen, c'est souvent pluvieux et très sinueux, mais je crois qu'au fond, je suis amoureuse des dimanches. ce sont des moments de lucidité, on aperçoit tout, et pour moi, les dimanches sont plus profonds que les nuits, déjà parce que j'ai peur du noir et des monstres, et ensuite parce que le dimanche, c'est toujours très difficile à passer, et c'est quand même moins pire, pour parler très peu correctement, que les lundis matins, où on retourne à nos écoles respectives, ou à notre boulot, allez savoir qui est le plus triste. personnellement, le lundi j'ai volume, dès huit heures du matin, et c'est une matière que dans les faits j'apprécie, mais moins dans la forme. je viens de remarquer qu'il est facile de nous retrouver, avec ce vice que j'ai de détester les majuscules.
mes amis, j'ai un jeu en bouteilles à terminer.
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