par lucy & eliott
sur mon dos se trouve un pull rose orné d'un so sweet et d'un cupcake. c'est pas facile à imaginer, je le reconnais. à travers ce dimanche midi, quelques décisions apparaissent. ce sont des solutions à nos rêves manqués. nos espoirs sur papiers virtuels. quelques mots jetés, parce qu'on ne sait faire qu'à peu près ça. dehors il y a du vent, un vent fort et terrifiant, il y a aussi mon papa qui plante des fleurs, alors qu'il a froid. mais je crois qu'il aime ça, au fond, se dépasser pour que notre terrasse soit jolie. il dit parfois qu'elle ne sera jamais aussi jolie que moi, et dans ces moments là, je lui souris, avec toute la sincérité du monde. ce sont sûrement les seuls moments où je lui accorde des sourires. pourtant, il est pas méchant. mais j'ai toujours du mal avec les gens pas très méchants, même mon papa. moi j'aime bien les gens très gentils, et les gens qui font semblant d'être gentils. remarque que j'aime aussi les gens qui font semblant d'être très méchants alors qu'au fond ils sont très gentils. j'aime bien les gens, en général, mais à petite dose. comme le fond de téquila dans le téquila sunrise. il en faut, parce que sinon c'est sans intérêt, mais c'est le jus d'orange et la grenadine qui font tout. les gens, c'est de la téquila. c'est incolore et c'est très fort. et j'ai un petit peu peur d'eux, mais j'aime bien ça. l'autre, avec moi, c'est différent, c'est ni un gentil ni un méchant, c'est pas de la téquila mais un bon shot vodka tagada. il est rose, tout doux et très agréable. vous allez voir.
sur mon dos se trouve un pull rose orné d'un so sweet et d'un cupcake. c'est pas facile à imaginer, je le reconnais. à travers ce dimanche midi, quelques décisions apparaissent. ce sont des solutions à nos rêves manqués. nos espoirs sur papiers virtuels. quelques mots jetés, parce qu'on ne sait faire qu'à peu près ça. dehors il y a du vent, un vent fort et terrifiant, il y a aussi mon papa qui plante des fleurs, alors qu'il a froid. mais je crois qu'il aime ça, au fond, se dépasser pour que notre terrasse soit jolie. il dit parfois qu'elle ne sera jamais aussi jolie que moi, et dans ces moments là, je lui souris, avec toute la sincérité du monde. ce sont sûrement les seuls moments où je lui accorde des sourires. pourtant, il est pas méchant. mais j'ai toujours du mal avec les gens pas très méchants, même mon papa. moi j'aime bien les gens très gentils, et les gens qui font semblant d'être gentils. remarque que j'aime aussi les gens qui font semblant d'être très méchants alors qu'au fond ils sont très gentils. j'aime bien les gens, en général, mais à petite dose. comme le fond de téquila dans le téquila sunrise. il en faut, parce que sinon c'est sans intérêt, mais c'est le jus d'orange et la grenadine qui font tout. les gens, c'est de la téquila. c'est incolore et c'est très fort. et j'ai un petit peu peur d'eux, mais j'aime bien ça. l'autre, avec moi, c'est différent, c'est ni un gentil ni un méchant, c'est pas de la téquila mais un bon shot vodka tagada. il est rose, tout doux et très agréable. vous allez voir.
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Difficulté d'écrire, après une introduction pareille, aussi parfaite. Ce blog, c'est un espoir, ce sont des envies sur fond bleu et blanc. Des mots perdus sur la Toile pour nous retrouver. Je finis de manger, il est 14h cinquante-deux, aux vents viennent se mêler les gouttes de pluie. Et d'un coup le soleil. Opportuniste, je relève les stores. Je n'y comprends rien, et je mire de mes deux yeux hagards Paris qui tremble sous la tempête avec en toile de fond le bleu ciel et le soleil. C'est marrant, la fascination que peuvent avoir sur moi les vitres, les grandes fenêtres. Je ne peux pas m'en empêcher, je passe plus de temps les yeux rivés sur le dehors que sur le dedans. On est tout plein de rêves, et ça déborde alors on essaie de se contenir, on ne voudrait pas en laisser s'échapper. Alors je détourne mon regard du spectacle de Paris, je me dis que de toute façon, ce sera encore plus beau sous la nuit, et me reconcentre sur ces lettres que mes doigts fins comme mon esprit tapent délicatement sur le clavier, un peu lassé de toujours s'en prendre plein la gueule. Mais mon esprit divague, il tente encore d'apprendre à nager. De loin, de derrière ma porte fermée se laisse entendre une mélodie, je ne sais pas ce que c'est, mais maintenant qu'elle est rentrée par dessous ma porte, elle est ici, et elle me semble familière, j'ouvre, pour entrevoir ce mystère, et voilà mon père assis gracieusement sur le canapé rouge regardant un film. Je referme. Il est temps de se mettre au travail.
On s'appelle Johnny Jane's Pocket.
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