dimanche 28 février 2010

jeudi 25 février 2010

placement libre

par lucie.





personnes




il est temps, je pense, de venir écrire. ici, je veux dire. nous écrivons partout, ailleurs. sur les murs de ma chambre, sur les carnets qui traînent, et qui devraient contenir des croquis mais qui se couvrent de mots, toujours, sur nos mains que l'on joint, et dans nos têtes, où ils se bousculent et nous filent la migraine. et tant pis s'ils sont mauvais, maladroits comme nous le sommes trop. tant pis s'ils ne montrent pas vraiment ce que l'on veut, s'ils nous échappent et reviennent sans qu'on le souhaite. ils ne seront que plus beaux, plus tard. tu sais bien qu'on y croit, au fond, au pouvoir du temps. le temps, les minutes qui apaisent les peines, nous font respirer, grandir et progresser. les longues heures qu'on passe, chacun, avec cette musique qui nous berce, nous enchante. nos plafonds blancs devraient se ternir sous nos regards trop prolongés. j'ai besoin de bougies et d'un tapis sur lequel m'allonger, une cigarette à la main, et anthony&thejohnson en fond.
le sommeil se fait de plus en plus rare, il se veut désiré comme le serait une jeune fille aux yeux violets. il se promène mais ne parvient pas à mes paupières qui restent légères. quelques jours comme ça, après des années d'insomnies prolongées. l'habitude qui revient peu à peu, des réflexes qui claquent des doigts, se poser sur la terrasse et admirer les lumières de Paris. la seule ville qui mérite mes majuscules. ils sont peu nombreux, ces mots que j'écris correctement. mais je les connais, et c'est suffisant. je préfère les nuits trop longues en été, on évite le froid et le vent quand on a enfin décidé d'aller dehors. on ne se perd pas dans les manteaux et pulls que j'enfile en couches, superposition improbable digne des dimanches qui s'étalent.
j'ai plein de projets en tête, certains sont artistiques, d'autres simplement quotidiens; ça fourmille dans ma tête et ça fait du bien. je vous montre, en cadeau, un petit exemple sur une étude pour des pochettes de cds, ici je parle de camille, le fil, les paroles puissantes et l'human box à son summum. celle de devendra banhart avance, mais c'est pas facile de tout combiner parfaitement. j'ai quelques idées pour des clips, aussi, j'essaierai. mon école m'oblige à faire d'autres choses, mais c'est actuellement la seule sur laquelle je veux me pencher. mon enquête sur les musiciens stagnent, il me faut l'inspiration qui ne vient pas, pourtant elle a plus de temps, avec ces nuits interminables. samedi soir, baiser salé, un peu de jazz ne me fera pas de mal. je vous invite à me rejoindre, c'est toujours bon, pour le coeur et les oreilles.
et puis, pour vous donner de l'espoir, penchez vous sur tegan&sara.






camille - le fil 




petit ps : Léa, je crois bien que tu me manques.