par eliott.
Voilà, il est presque 2h du matin, c'est l'heure à laquelle je me couche tous les soirs depuis une semaine, perdant mon temps pendant une heure ou deux devant mon ordinateur, attendant peut être une surprise, un appel, un oiseau devant ma fenêtre, qu'importe. Je viens de comprendre ce que voulait dire le "1 au total". Je m'explique. Mais d'abord, il faut savoir qu'après ces quelques mots, vous me prendrez pour un imbécile fini, vous auriez tort, mais pas pour les raisons que vous croyez. Bref. Il y a, quand on arrive sur la page d'accueil de ce blog, et cela aucun de vous lecteurs ne pourra jamais y accéder, c'est un endroit privilegié, celui des artistes et des écriveurs de nuit, il y a donc écrit en bien gros : GERER CE BLOG. Et à côté de ces écritures primitives, que vois je, mais oui mais c'est bien sûr, entre parenthèse : 1 au total. Qu'est ce que ça veut dire ? Ah, je viens de me rendre compte de la futilité de ce que j'écris, il étais temps crieront certains, rien à foutre chuchoteront d'autres, et je vous laisse donc avec cette question, à laquelle, j'imagine, vous n'aurez aucun mal à répondre.
Je crois que ces vacances sont les pires que j'ai eu depuis longtemps. Intéressant quand on sait que ce sont les seuls que j'ai eu depuis septembre. Un travail ennuyeux à mourir, à rendre fou un moine sri lankais, l'ennui perpetuel, l'attente, le manque, toutes ces composantes réunies dans deux semaines épouvantables, le rêve. Pourtant, j'aime la période de Noël en général. j'aime la neige, aussi. Allez donc savoir.
Je crois que c'est le nouvel an qui me déprime. J'ai toujours peur de changer d'année, comme de tourner une page magnifique d'un roman, car l'on sait que les beaux mots que l'on vient de voir passer sous nos yeux appartiennent dès lors au passé, et que même si on les relit comme on revoit des souvenirs, ils n'auront plus jamais la douceur de l'instant présent. Dès lors on doute que la page qui suit saura s'en tenir au même niveau. Tout se joue à minuit, le 31 décembre. Pourtant j'aime le doute, ne pas savoir ce qui m'arrivera plus tard. j'aime l'improvisation. I like to contradict myself. D'une certaine manière, j'arrive toujours à être déprimé quand arrive le jour du 31 décembre, comme un rituel. Je sais que demain ne se passera pas comme j'aimerais qu'il se passe, exactement comme ces derniers jours ne se sont pas déroulés comme je les avais rêvé. Peut être que de voir tous ces gens heureux au même moment au même endroit me rend mal à l'aise. Je sens bien que je devrais m'amuser aussi, et pourtant quelque chose m'en empêche. Ce quelque chose, c'est peut être le dégout, la peur, l'envie, le manque. Toutes ces petites choses qui nous assaillent quand s'en vient ce moment où l'on se sent seul, au milieu de la pièce, mais petit, petit, minuscule. Et ma voix ne porte pas. Je ne suis pas aussi aigri que mes virgules semblent le crier. Je sais être si ce n'est heureux, au moins content, souvent.Peu importe vraiment. Je serai avec mon pirate, bandeau devant l'oeil, prête à l'assaut. Et puis, il y a beaucoup de monde que je fais semblant d'avoir envie de croiser, demain soir. Celles que je veux voir se comptent sur les doigts d'une main. Mais, attention comparaison foireuse, oui maintenant je les annonce avant, ça vous évite de les lire, comme les doigts de ma main, je ne pourrais pas m'en séparer sans qu'il n'en ressorte une blessure profonde, à la fois physique et morale, qui laisserait des traces. J'ai beaucoup réfléchi ces derniers temps, et rien d'intéressant n'est vraiment ressorti de ces réflexions profondes. Rien que je ne savais peut être déjà. je crois très fort en l'amitié, plus que tout, désolé pour le côté bateau.
Il faut que je m'achète une nouvelle caméra.
Demain, à la même heure, on sera en 2010. Et alors ? Ce n'est qu'un jour de plus.
Hey Johnny Jane, Ne fais pas l'enfant ne sois pas si stupide Regarde les choses en face sois lucide.
jeudi 31 décembre 2009
dimanche 27 décembre 2009
a song she wrote
par Lucie.
Il y a dans l'amitié un pouvoir terrifiant. Ce n'est pas celui de l'amour, ni celui de la fraternité. On aime mais c'est différent. On choisit ses amis. On risque notre confiance, notre temps, nos rires et nos confidences. L'amitié a cette possibilité de nous éclater. De nous vider de tout sens. Je crois à l'aptitude de l'amitié de nous changer, de nous rendre meilleurs et parfois bien pires. Il y a dans l'amitié plus d'ambiguïté que chez des amants. Parce que l'amour charnel en est éloigné. Parce qu'il est parfois lié, mais loin du désir, c'est l'équivoque des secrets partagés. Le péril de les perdre. La chance de les retrouver. J'aurais voulu avoir les bons mots, je crois bien trop à la puissance amicale. Mes espérances transpercent mes veines et me bloquent le sang. La promesse d'un avenir ensemble est celle de l'amitié. On ne souhaite pas des amis pour quelques minutes. On les veut avec nous sur la route. Et c'est pourtant ces sentiments qui peuvent le plus nous détruire. Car trahir la confiance d'un ami n'est pas dans l'extase d'un autre corps, dans la joie d'un autre sourire. C'est dans le coeur même. L'amitié n'est pas exclusive. C'est sa force et son doute. On peut croiser les regards, attraper les rires, on peut marcher à beaucoup, prêter ses lunettes à tous, bouffer les sandwichs de chacun. Mais il arrive rapidement un moment, où l'on se sépare de nos lunettes, des sandwichs et des rêves. On trouve quelques autres compagnons, puis des nouveaux, et on remarque ceux qui tracent leur chemin avec nous depuis le début.
La nostalgie dans un coup d'oeil au rétroviseur.
Il y a dans l'amitié un pouvoir terrifiant. Ce n'est pas celui de l'amour, ni celui de la fraternité. On aime mais c'est différent. On choisit ses amis. On risque notre confiance, notre temps, nos rires et nos confidences. L'amitié a cette possibilité de nous éclater. De nous vider de tout sens. Je crois à l'aptitude de l'amitié de nous changer, de nous rendre meilleurs et parfois bien pires. Il y a dans l'amitié plus d'ambiguïté que chez des amants. Parce que l'amour charnel en est éloigné. Parce qu'il est parfois lié, mais loin du désir, c'est l'équivoque des secrets partagés. Le péril de les perdre. La chance de les retrouver. J'aurais voulu avoir les bons mots, je crois bien trop à la puissance amicale. Mes espérances transpercent mes veines et me bloquent le sang. La promesse d'un avenir ensemble est celle de l'amitié. On ne souhaite pas des amis pour quelques minutes. On les veut avec nous sur la route. Et c'est pourtant ces sentiments qui peuvent le plus nous détruire. Car trahir la confiance d'un ami n'est pas dans l'extase d'un autre corps, dans la joie d'un autre sourire. C'est dans le coeur même. L'amitié n'est pas exclusive. C'est sa force et son doute. On peut croiser les regards, attraper les rires, on peut marcher à beaucoup, prêter ses lunettes à tous, bouffer les sandwichs de chacun. Mais il arrive rapidement un moment, où l'on se sépare de nos lunettes, des sandwichs et des rêves. On trouve quelques autres compagnons, puis des nouveaux, et on remarque ceux qui tracent leur chemin avec nous depuis le début.
La nostalgie dans un coup d'oeil au rétroviseur.
He was too romantic about Manhattan, as he was about everything else.
par eliott.
Déjà bonsoir, car il est minuit passée(s?) de 21 minutes, et que le temps presse. J'ai revu Manhattan, en la plus merveilleuse des compagnies, je crois que c'est la 5ème fois, je crois que ce film là, et Woody Allen, m'ont appris à vivre. j'étais parti pour parler de cinéma, de manhattan, d'à quel point ce film est magnifique, pour ses images, pour ses dialogues, pour tout ce qu'il raconte sur l'amour, l'amitié, la vie, et puis finalement, je crois que je vais changer de sujet. j'aime bien écrire. Ma meilleure amie me manque, co-créatrice de ce merveilleux blog, que vous le croyez ou non, j'aimerais bien lui parler ce soir, mais elle ne réponds pas au téléphone, et j'aimerais bien la voir bientôt.
Voilà, je suis à court de mots. c'est con, j'étais vraiment bien parti pour écrire, j'étais rentré avec une seule idée en tête, celle d'allumer mon ordinateur, d'ouvrir la fenêtre internet, clic, favoris, clic, blog, clic, beastrawberry, clic, et là, contemplant la solitude de mon écran blanc, tout s'est évaporé, toutes les idées, toutes les paroles, tout les mots qui, il y a pourtant si peu, alors que je traversais le pont de Levallois, que la lune en croissant laissait trainer ses reflets sur la Seine, que j'étais heureux d'être seul sur ce pont en cette nuit de décembre, trottinaient, trottaient, jouaient à chat perché dans mon esprit troublé, toutes ces lettres se sont évanouies sur mon clavier. troublé par quoi ? je ne sais pas. Comme un verre d'eau, mon esprit se trouble à la moindre secousse. ouais, bon, comme comparaison, j'aurais pu trouver mieux. On est le 27 décembre, depuis 45 minutes, j'écoute Gershwin, et je ne sais pas quoi écrire, je crois que je sens comme un blocage, j'ai peur d'aller trop loin, plus tard. J'aimerais savoir faire de la musique. Je vais m'acheter une nouvelle caméra, et mon ambition est de tout filmer, la lune du samedi soir au dessus du Levallois Bridge, ce couple qui chante un vieil air de jazz, regards dans le vide, dans le métro, cet homme qui manque de tomber à chaque arrêt, je veux pouvoir les filmer. j'aimerais pouvoir être indifférent. Ne pas pleurer, ou tout du moins, ne pas laisser couler quelques larmes désuètes vites séchées par le revers d'une manche usée de toutes les fois où j'ai voulu la retrousser pour être fort et le montrer, et que ça n'a jamais marché. ouais, bon. Seul dans mon lit, je me sens seul, logique. je pense à elle, elle doit dormir, dans son appartement de la place d'it'.La couverture ne me couvre pas, elle m'étouffe. I could need a 2a.m call. Il est presque 1 heure du matin, les gens ne dorment donc pas ? J'écris mal, et je me targue de vouloir écrire une nouvelle. Ironie. Je n'ai pas si hâte que ça d'être en 2010. Déjà, c'est deux ans avant la fin du monde, nous sommes prévenus. Et puis il me reste 4 jours de 2009, et je veux qu'ils se passent bien. et je sais très bien ce que je veux qu'il s'y passent. donc on verra.
lovin' you all.
jeudi 24 décembre 2009
mardi 22 décembre 2009
wake up (you sleepy head)
par eliott
ce soir, je n'ai pas envie de trop raconter. C'est lez premier article que j'écris de mon ordinateur portable, et son clavier est tout à fait adapté à mon écriture rapide, brouillonne, irréfléchie. Quelques nouvelles. J'ai vu Avatar en 3D. Première chose : la 3D n'a jamais été aussi bien utilisée. Elle sert le film, mais n'est jamais utilisée comme l'attraction majeure d'un film qui se veut comme un nouveau Star Wars. Parce qu'Avatar, c'est d'abord une histoire, avec la rime (quoique, "ar"/"oire"... ne chipotons pas si tard (la voilà, la rime)). Un scénario classique, peu être, mais filmée d'une telle façon, contée comme une grande épopée lyrique, pleine d'amour et d'action, bref, j'en parle mal ce soir, attendons de reculer un peu, to get the whole picture. Ce soir, toujours le même, je vais mal écrire, je vais être ininteressant. C'est que je n'ai rien à dire, mais que le clavier m'appelle de son chant mélodieux,comme le chant des sirènes, et moi, tel un Ulysse voguant sur les mers déchainées de ma solitude, coincé entre quatre murs, la pluie battant fort contre le vent, les deux mêlant leurs forces pour les déchainer contre ma fenêtre, je n'ai pas les feuilles de chou qui, bien tapies dans mes tympans, m'aideraient à résister. Alors je sombre, je faiblis, tant pis. On a vu mort pire. J'aimerais trépasser sur mon clavier.
En parlant de mort, j'en ai une bien bonne. A sciences po se concocte un concours de nouvelle et de poésie. Les thèmes en sont les suivants : "Champagne" et " Mort et Deterré". J'ai une idée de nouvelle sur le deuxième thême, mon but étant de la développer pendant ces vacances fort courtes, et intenses. Voilà, c'est aussi un appel à toi, chère co-créatrice de ce blog, ce morceau de folie, un appel à tes idées, un appel à ton talent, car, bon, je ne sais pas si on a le droit d'envoyer des nouvelles si on est pas de sc po, je me renseignerai, mais si oui, ce serait cool, si tu as le temps, que tu en envoies une, garnies de ces mots, de ces phrases dont tu as le secret, mieux gardée que celui de la potion magique.
What else ? Rien, vraiment. Je n'ai pas envie de trop dévoiler mes doutes, mes peurs, aujourd'hui. "Les secrets sont mieux solitaires". Et alors que j'écoute des chansons parfaites pour l'hiver, une question tordue vient à mon esprit qui ne l'est pas moins. N'est ce pas incongru, n'est ce pas un paradoxe ultime que de mettre un "s" à "solitaire" ? "Ils sont solitaires". Certains sont solitaires. Moi je suis seul à plusieurs.
ce soir, je n'ai pas envie de trop raconter. C'est lez premier article que j'écris de mon ordinateur portable, et son clavier est tout à fait adapté à mon écriture rapide, brouillonne, irréfléchie. Quelques nouvelles. J'ai vu Avatar en 3D. Première chose : la 3D n'a jamais été aussi bien utilisée. Elle sert le film, mais n'est jamais utilisée comme l'attraction majeure d'un film qui se veut comme un nouveau Star Wars. Parce qu'Avatar, c'est d'abord une histoire, avec la rime (quoique, "ar"/"oire"... ne chipotons pas si tard (la voilà, la rime)). Un scénario classique, peu être, mais filmée d'une telle façon, contée comme une grande épopée lyrique, pleine d'amour et d'action, bref, j'en parle mal ce soir, attendons de reculer un peu, to get the whole picture. Ce soir, toujours le même, je vais mal écrire, je vais être ininteressant. C'est que je n'ai rien à dire, mais que le clavier m'appelle de son chant mélodieux,comme le chant des sirènes, et moi, tel un Ulysse voguant sur les mers déchainées de ma solitude, coincé entre quatre murs, la pluie battant fort contre le vent, les deux mêlant leurs forces pour les déchainer contre ma fenêtre, je n'ai pas les feuilles de chou qui, bien tapies dans mes tympans, m'aideraient à résister. Alors je sombre, je faiblis, tant pis. On a vu mort pire. J'aimerais trépasser sur mon clavier.
En parlant de mort, j'en ai une bien bonne. A sciences po se concocte un concours de nouvelle et de poésie. Les thèmes en sont les suivants : "Champagne" et " Mort et Deterré". J'ai une idée de nouvelle sur le deuxième thême, mon but étant de la développer pendant ces vacances fort courtes, et intenses. Voilà, c'est aussi un appel à toi, chère co-créatrice de ce blog, ce morceau de folie, un appel à tes idées, un appel à ton talent, car, bon, je ne sais pas si on a le droit d'envoyer des nouvelles si on est pas de sc po, je me renseignerai, mais si oui, ce serait cool, si tu as le temps, que tu en envoies une, garnies de ces mots, de ces phrases dont tu as le secret, mieux gardée que celui de la potion magique.
What else ? Rien, vraiment. Je n'ai pas envie de trop dévoiler mes doutes, mes peurs, aujourd'hui. "Les secrets sont mieux solitaires". Et alors que j'écoute des chansons parfaites pour l'hiver, une question tordue vient à mon esprit qui ne l'est pas moins. N'est ce pas incongru, n'est ce pas un paradoxe ultime que de mettre un "s" à "solitaire" ? "Ils sont solitaires". Certains sont solitaires. Moi je suis seul à plusieurs.
dimanche 20 décembre 2009
la princesse ne veut pas l'embrasser
par Lucie.
Je suis rarement nostalgique. Je n'aime pas le passé, parce qu'il a rarement été bon, et puis parce que revenir dans le passé me met toujours dans un état déplorable. C'est justement la rareté de cette émotion qui lui donne sa force. Ces moments n'incitent pas au rangement, mais c'est peut-être les instants que je préfère pour nettoyer et purifier. Mais retrouver cette conversation du 3 mai 2009 m'a touché en plein coeur. Mauvaise idée que de relire ces mots trop dédaigneux, remarquer mon insolence et le résultat. Me rendre compte que j'ai bien un petit coeur puisqu'il vient d'être vidé. Ses mots ne sont pas les pires, ils m'atteignent parce qu'ils sont trop forts et qu'il montre sa mauvaise influence, sa supériorité et mon profond dégoût pour lui. mais qu'il s'autorise à la citer, elle, qu'il souhaite me montrer, me rabaisser, me ramener quelques années plus tôt, regarde, tes amis sont faux. qu'il parle de "reine de son monde", de ses mots, qu'elle a caché, dont elle pense que j'ignore encore l'existence, c'était l'acte le plus immoral à faire. on ne perd jamais ses amis. on s'en éloigne, ou bien ils s'en vont. j'ai vu les gens partir autour de moi, trop de fois. j'ai vécu les mots. j'ai compris leur importance, leur force, leurs possibilités et les choix qu'ils impliquent. les mots et les cieux. deux noms pour un seul sens.
la nuit fait peur, la nuit rassure.
par Lucie
j'ai très souvent peur, de tout, vraiment de tout, et quand j'ai peur, je ne contrôle rien. on ne contrôle pas assez sa vie, on ne se contrôle pas assez souvent. on cherche ce manque de contrôle, cette perte de repères. on boit, on fume, on sniffe, notre génération ne souhaite pas être responsable de ce qu'elle est. on a peur de nous-mêmes, et c'est sûrement le pire. on se refuse, on ne supporte pas de se voir, se remarquer, se comprendre. perdons le contrôle sous prétexte d'alcool et autres substances illicites pendant qu'on flippe plus que tout.
je ne me contrôle pas, et je n'ai besoin d'aucun prétexte pour le faire. je suis ce qu'on appelle impulsive et lunatique. je change du tout au tout sans logique, et je crie ce que j'appréciai cinq minutes avant. je déteste ça. j'aimerai comprendre ce qui me pousse et m'attire dans ce chaos volontaire. mais je ne vois pas, sans élément déclencheur, ou alors tellement implicite que même moi je ne le trouve pas. et alors j'ai peur. de mes paroles, de ces actes qui vont trop loin, de perdre par mes instants de folie éphémère.
toi, pourtant, tu contrôles presque tout. tu fais très bien semblant de ne pas contrôler du tout, alors que tu gères sur tous les plans, que tu bois peu, fumes pas du tout, que t'aimes pas ne pas être toi-même. t'es pas du tout impulsif, ou alors c'est par des volontés de folie, ce qui est différent, et tu n'es pas lunatique, même si parfois tu aimerais bien. et tu n'as pas peur de toi. mais je finis par avoir peur de ce nouveau toi, parce qu'il est trop différent. j'ai peur de ce qu'elle va faire de toi, de ce que tu vas devenir. si elle peut te convaincre de changer de point de vue, et de modifier ce que tu as toi-même penser, alors elle peut aller plus loin. je t'aimais courageux, et non jouet de mains quelque peu possessives, encore moins pour prendre un autre jouet dans tes mains. alors je ne me battrais pas, tu sais que j'ai pas la force de le faire, pour qui que ce soit, j'aime pas me battre, et je le ferai pas. elle gagnera toute seule si elle veut, et tu seras perdant. de ce qui te tient et te rassure. de qui te tient et te bouscule.
j'ai très souvent peur, de tout, vraiment de tout, et quand j'ai peur, je ne contrôle rien. on ne contrôle pas assez sa vie, on ne se contrôle pas assez souvent. on cherche ce manque de contrôle, cette perte de repères. on boit, on fume, on sniffe, notre génération ne souhaite pas être responsable de ce qu'elle est. on a peur de nous-mêmes, et c'est sûrement le pire. on se refuse, on ne supporte pas de se voir, se remarquer, se comprendre. perdons le contrôle sous prétexte d'alcool et autres substances illicites pendant qu'on flippe plus que tout.
je ne me contrôle pas, et je n'ai besoin d'aucun prétexte pour le faire. je suis ce qu'on appelle impulsive et lunatique. je change du tout au tout sans logique, et je crie ce que j'appréciai cinq minutes avant. je déteste ça. j'aimerai comprendre ce qui me pousse et m'attire dans ce chaos volontaire. mais je ne vois pas, sans élément déclencheur, ou alors tellement implicite que même moi je ne le trouve pas. et alors j'ai peur. de mes paroles, de ces actes qui vont trop loin, de perdre par mes instants de folie éphémère.
dimanche 6 décembre 2009
Perdus à Paris
par eliott.
Je fais semblant de m'occuper, mais je ne fais rien. Je ne m'ennuie même pas, je perds mon temps. Et c'est comme si tous les espoirs soulevés ces derniers temps s'étaient, eh bien, je ne sais pas, disons que c'est comme s'ils se révélaient, doucement mais sûrement, stériles. Ce n'est pas spécialement une sensation agréable. Je crois que je viens d'entre-apercevoir quelque chose, une explication. Si je n'arrivais pas à écrire, ces derniers jours, si, à plusieurs reprises, j'ai pris le clavier, l'ai secoué dans tous les sens espérant peut être qu'il en sortirait quelques mots bien alignés mais en vain, c'est peut être que j'étais obstiné. Comme s'il fallait absolument que j'écrive de longues phrases envirgulées, comme si j'étais obligé de parler de Paris, comme s'il fallait vraiment mentionner les arbres bleus de Levallois, sur l'autre rive. Après tout, j'écris de ce que je veux. Je ne vais pas m'obliger à faire un commentaire argumenté sur ces arbres électriques, dont les feuilles, quand elles tombent en été, font des sons de verre brisé, de loupiote écrasée. Je suis indépendant, moi, et vous ne m'aurez pas. Ce soir, il est dimanche, comme depuis ce matin, et le dimanche, c'est triste, c'est vide, c'est seul. Le mot lui même, dimanche, sonne creux. C'est pas comme le lundi, vif et agressif, ou le samedi, doux et chaleureux. Dimanche, c'est même pas triste. C'est comme ces pluies ternes de début-décembre. Foutez nous un orage, donnez nous un plein soleil, mais pas ce temps gris et morne, oscillant entre le froid et le très froid, et ne sachant pas trop quoi faire de son vent.
Je découvre de nouvelles musiques, elles s'emparent de ma chambre trop éclairée ( là, j'éteins la lampe à ma gauche), et elles enjolivent mes heures solitaires. Minitorrent a lâché, et pour le dire vite et bien, j'suis vener. Demain, je vis une experience qui risque d'être passionnante, Mulholland Drive au cinéma, accrochez vos ceintures, ça va rêver . Je suis à court d'idée, je suis à court d'esprit. Ma semaine, eh bien, ma semaine elle fut sympathique, pleine de pluie et d'amis, d'amour et d'eau fraîche, ce genre de trucs. Bon, on m'oblige à aller manger, j'ai même pas faim, je reprends tout à l'heure. La dictature de la salle à manger.
Gavé de pizza, tellement que j'en ai mal au ventre, je reprends. Je suis amoureux. Très amoureux, d'une fille aux yeux bleus. Gaaa, dirait elle, et elle aurait raison. J'attends un appel d'elle. Il devrait arriver bientôt, comme le soleil après une longue nuit d'hiver. Aujourd'hui, enfin c'était hier, alors que, frustré par une journée qui s'annonçait sympa mais qui ne le fut pas, je me baladais sur l'avenue, le coeur ouvert à l'inconnu, une idée, comme un oiseau tombé du ciel venu se poser doucement sur mon épaule meurtrie, me vint à l'esprit. C'était l'idée d'une nouvelle qu'il pourrait être drôle d'écrire, mais il faudrait du talent, qualité qui me fait défaut, si vous me pardonnez l'expression. Dernièrement, j'ai voulu écrire, souvent, j'ai même voulu commencer un roman. Mais il me fallait des personnages, je n'avais que des virgules et quelques points, alors j'ai laissé tomber. C'est l'histoire d'un rien, en fait.
J'aimerais, on aimerait peut être, errer sans haine, sans peur et sans but, sur les grandes avenues des métropoles, zigzager sous les néons des lampadaires, courir sur les boulevards, grimper la tour d'argent, s'imaginer plus loin, s'imaginer plus tard, trop tard, trop loin, compter les secondes, compter les minutes, vouloir les retenir, pour mieux les laisser s'échapper.
so long, marianne;
par lucie
léger moment d'absence, par nos emplois du temps de ministres. la semaine fut chargée. j'aimerai faire comme françoise sagan, dérouler mes journées et noter quelques informations purement superficielles sur le théatre, la télévision, les boutiques, ou tout ce qui a été vu durant ces derniers jours, mais je ne le ferai pas. les raisons sont principalement de l'ordre du talent et de l'intéressant.
je parlerai donc des choses plus passionnantes que celles vraiment débiles et ordinaires. c'est mieux pour vous, et pour moi, sinon on s'endort tous et ça s'arrête là. lundi soir, concert de jazz à l'espace carpeaux, salle de concert de la ville. andré manoukian et ses musiciens, voyage entre l'arménie et la france, sans voix. je suis pourtant du genre à défendre les voix, féminines et masculines, pour donner sens aux chansons. la musique, c'est tant affaire de sons que de phrases. le pari n'était pas gagné que de me faire apprécier le rythme sans paroles. et pourtant, c'est réussi. embarquée pendant un temps indéterminée, dans les bras de maxime, bercé par un piano délicieux, un batteur un peu fou, un contrebassiste effacé et un saxophoniste plus que talentueux. le tout entre-coupé de petites citations à la manoukian, qui ont fait son succès dans la nouvelle star. jazz du lundi.
mercredi soir, verre entre amis, entre eliott, compatriote, sa copine cléa, et magalie. deux téquila sunrise pour le prix d'une en happy hour. même si j'ai penché pour un sex on the beach. et qu'eliott apprécie l'épicé des bloody mary. chez dupont, c'est pas terrible, mais c'est cacahuètes en plus ou moins libre service. les assiettes sont de plus en plus petites et de moins en moins remplies, mais elles existent quand même, et nous, on aime beaucoup les cacahuètes.
jeudi soir, magalie et moi avons bougé nos fesses jusque chez léa et clémentine, tout ce beau monde étant en arts appliqués. dans un tout petit appartement, digne des étudiantes parisiennes mais pas vraiment parisiennes, on a mangé riz et semoules en racontant des histoires de mecs. puis direction le tout petit appartement de magalie, pour travailler des livres illustrés, fumer à la terrasse et admirer la moquette verte, dont j'ai déjà parlé je crois. là-dessus, la nuit nous appartient, et nous avons lancé moulin rouge. les premières minutes m'ont échappée, parce que je travaillais et que les rossignols sont des oiseaux assez particuliers à retranscrire au crayon. pourtant, la suite m'a fascinée, et je ne sais pas écrire de chroniques aussi bien que mon ami ici présent, qui peut-être, si je lui demande gentiment , acceptera de faire cette critique.
et le week-end, dans mon grand appartement de fille qui habite encore chez ses parents même si ces derniers étaient partis quelques jours, entre lit et pinceaux, avec hier soir, la superbe émission miss france 2010 et la victoire de miss normandie, qui pour une fois, était plutôt pas mal. j'ai pas grand chose à dire là-dessus, ça mérite pas un paragraphe pourtant c'est assez long, quelque chose comme 3H, et heureusement, j'ai eu de quoi me divertir en attendant le couronnement. pour lequel je m'étais endormie, d'ailleurs;
toute la semaine se déroula au son de la bo de good morning england, entre les kinks et leur capacité à faire danser n'importe qui, leonard cohen et ses so long marianne, et bowie, let's dance, hymne aux mouvements sur le dancefloor de mon salon, c'est à dire ma moquette blanche. et au souvenir de maxime, qui adore cette chanson.
en attendant, la semaine prochaine sera plus chargée encore, je parle de boulot, et j'ai pas envie d'en parler. concert d'emily loizeau mardi soir, concert d'amis à la boule noire samedi soir, et puis c'est à peu près tout, quoique probablement une expo vendredi soir, je ne sais pas encore laquelle.
léger moment d'absence, par nos emplois du temps de ministres. la semaine fut chargée. j'aimerai faire comme françoise sagan, dérouler mes journées et noter quelques informations purement superficielles sur le théatre, la télévision, les boutiques, ou tout ce qui a été vu durant ces derniers jours, mais je ne le ferai pas. les raisons sont principalement de l'ordre du talent et de l'intéressant.
je parlerai donc des choses plus passionnantes que celles vraiment débiles et ordinaires. c'est mieux pour vous, et pour moi, sinon on s'endort tous et ça s'arrête là. lundi soir, concert de jazz à l'espace carpeaux, salle de concert de la ville. andré manoukian et ses musiciens, voyage entre l'arménie et la france, sans voix. je suis pourtant du genre à défendre les voix, féminines et masculines, pour donner sens aux chansons. la musique, c'est tant affaire de sons que de phrases. le pari n'était pas gagné que de me faire apprécier le rythme sans paroles. et pourtant, c'est réussi. embarquée pendant un temps indéterminée, dans les bras de maxime, bercé par un piano délicieux, un batteur un peu fou, un contrebassiste effacé et un saxophoniste plus que talentueux. le tout entre-coupé de petites citations à la manoukian, qui ont fait son succès dans la nouvelle star. jazz du lundi.
mercredi soir, verre entre amis, entre eliott, compatriote, sa copine cléa, et magalie. deux téquila sunrise pour le prix d'une en happy hour. même si j'ai penché pour un sex on the beach. et qu'eliott apprécie l'épicé des bloody mary. chez dupont, c'est pas terrible, mais c'est cacahuètes en plus ou moins libre service. les assiettes sont de plus en plus petites et de moins en moins remplies, mais elles existent quand même, et nous, on aime beaucoup les cacahuètes.
jeudi soir, magalie et moi avons bougé nos fesses jusque chez léa et clémentine, tout ce beau monde étant en arts appliqués. dans un tout petit appartement, digne des étudiantes parisiennes mais pas vraiment parisiennes, on a mangé riz et semoules en racontant des histoires de mecs. puis direction le tout petit appartement de magalie, pour travailler des livres illustrés, fumer à la terrasse et admirer la moquette verte, dont j'ai déjà parlé je crois. là-dessus, la nuit nous appartient, et nous avons lancé moulin rouge. les premières minutes m'ont échappée, parce que je travaillais et que les rossignols sont des oiseaux assez particuliers à retranscrire au crayon. pourtant, la suite m'a fascinée, et je ne sais pas écrire de chroniques aussi bien que mon ami ici présent, qui peut-être, si je lui demande gentiment , acceptera de faire cette critique.
et le week-end, dans mon grand appartement de fille qui habite encore chez ses parents même si ces derniers étaient partis quelques jours, entre lit et pinceaux, avec hier soir, la superbe émission miss france 2010 et la victoire de miss normandie, qui pour une fois, était plutôt pas mal. j'ai pas grand chose à dire là-dessus, ça mérite pas un paragraphe pourtant c'est assez long, quelque chose comme 3H, et heureusement, j'ai eu de quoi me divertir en attendant le couronnement. pour lequel je m'étais endormie, d'ailleurs;
toute la semaine se déroula au son de la bo de good morning england, entre les kinks et leur capacité à faire danser n'importe qui, leonard cohen et ses so long marianne, et bowie, let's dance, hymne aux mouvements sur le dancefloor de mon salon, c'est à dire ma moquette blanche. et au souvenir de maxime, qui adore cette chanson.
en attendant, la semaine prochaine sera plus chargée encore, je parle de boulot, et j'ai pas envie d'en parler. concert d'emily loizeau mardi soir, concert d'amis à la boule noire samedi soir, et puis c'est à peu près tout, quoique probablement une expo vendredi soir, je ne sais pas encore laquelle.
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