par eliott.
Voilà, il est presque 2h du matin, c'est l'heure à laquelle je me couche tous les soirs depuis une semaine, perdant mon temps pendant une heure ou deux devant mon ordinateur, attendant peut être une surprise, un appel, un oiseau devant ma fenêtre, qu'importe. Je viens de comprendre ce que voulait dire le "1 au total". Je m'explique. Mais d'abord, il faut savoir qu'après ces quelques mots, vous me prendrez pour un imbécile fini, vous auriez tort, mais pas pour les raisons que vous croyez. Bref. Il y a, quand on arrive sur la page d'accueil de ce blog, et cela aucun de vous lecteurs ne pourra jamais y accéder, c'est un endroit privilegié, celui des artistes et des écriveurs de nuit, il y a donc écrit en bien gros : GERER CE BLOG. Et à côté de ces écritures primitives, que vois je, mais oui mais c'est bien sûr, entre parenthèse : 1 au total. Qu'est ce que ça veut dire ? Ah, je viens de me rendre compte de la futilité de ce que j'écris, il étais temps crieront certains, rien à foutre chuchoteront d'autres, et je vous laisse donc avec cette question, à laquelle, j'imagine, vous n'aurez aucun mal à répondre.
Je crois que ces vacances sont les pires que j'ai eu depuis longtemps. Intéressant quand on sait que ce sont les seuls que j'ai eu depuis septembre. Un travail ennuyeux à mourir, à rendre fou un moine sri lankais, l'ennui perpetuel, l'attente, le manque, toutes ces composantes réunies dans deux semaines épouvantables, le rêve. Pourtant, j'aime la période de Noël en général. j'aime la neige, aussi. Allez donc savoir.
Je crois que c'est le nouvel an qui me déprime. J'ai toujours peur de changer d'année, comme de tourner une page magnifique d'un roman, car l'on sait que les beaux mots que l'on vient de voir passer sous nos yeux appartiennent dès lors au passé, et que même si on les relit comme on revoit des souvenirs, ils n'auront plus jamais la douceur de l'instant présent. Dès lors on doute que la page qui suit saura s'en tenir au même niveau. Tout se joue à minuit, le 31 décembre. Pourtant j'aime le doute, ne pas savoir ce qui m'arrivera plus tard. j'aime l'improvisation. I like to contradict myself. D'une certaine manière, j'arrive toujours à être déprimé quand arrive le jour du 31 décembre, comme un rituel. Je sais que demain ne se passera pas comme j'aimerais qu'il se passe, exactement comme ces derniers jours ne se sont pas déroulés comme je les avais rêvé. Peut être que de voir tous ces gens heureux au même moment au même endroit me rend mal à l'aise. Je sens bien que je devrais m'amuser aussi, et pourtant quelque chose m'en empêche. Ce quelque chose, c'est peut être le dégout, la peur, l'envie, le manque. Toutes ces petites choses qui nous assaillent quand s'en vient ce moment où l'on se sent seul, au milieu de la pièce, mais petit, petit, minuscule. Et ma voix ne porte pas. Je ne suis pas aussi aigri que mes virgules semblent le crier. Je sais être si ce n'est heureux, au moins content, souvent.Peu importe vraiment. Je serai avec mon pirate, bandeau devant l'oeil, prête à l'assaut. Et puis, il y a beaucoup de monde que je fais semblant d'avoir envie de croiser, demain soir. Celles que je veux voir se comptent sur les doigts d'une main. Mais, attention comparaison foireuse, oui maintenant je les annonce avant, ça vous évite de les lire, comme les doigts de ma main, je ne pourrais pas m'en séparer sans qu'il n'en ressorte une blessure profonde, à la fois physique et morale, qui laisserait des traces. J'ai beaucoup réfléchi ces derniers temps, et rien d'intéressant n'est vraiment ressorti de ces réflexions profondes. Rien que je ne savais peut être déjà. je crois très fort en l'amitié, plus que tout, désolé pour le côté bateau.
Il faut que je m'achète une nouvelle caméra.
Demain, à la même heure, on sera en 2010. Et alors ? Ce n'est qu'un jour de plus.
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