par Lucy
je ne comptais pas écrire ce soir; je suis très fatiguée. je déteste la fatigue, et je voudrais tester ces pilules qui permettent de ne pas dormir pendant 48h dont aurore m'a parlé il y a quelques années et dont je me souviens encore. je n'aime pas être fatiguée, parce que dans ces cas là, personne ne veut rien faire, ou alors simplement dormir, avec pourtant ce besoin de résister. quand je suis fatiguée, je ne vais pas me coucher. c'est un mécanisme étrange qui s'active en moi. en vérité, j'ai peur du lendemain. je sais que je vais devoir me lever, et recommencer. alors peut-être que se coucher tard, c'est repousser ce moment là, dans un certain sens. pourtant, par ce mécanisme idiot, je suis encore plus fatiguée, et une roue infernale se déclenche, je deviens hamster et son divertissement premier.
l'autre jour, j'étais chez magalie, dans un petit appartement d'une seule pièce, avec des placards salle de bain, des placards cuisine et même des placards lavabo. le tout posé sur une moquette verte pas franchement in que son copain électricien aime pourtant bien. j'aimerai bien habiter chez magalie, parce que j'aimerai bien habiter avec magalie, et parce que c'est tout près d'ods. pas pour la moquette verte, ou la table digne des dînettes de supermarchés. j'aimerais juste manger mes cheerios avec une cuillère arthur et les minimoys, regarder tout le monde veut prendre sa place et manger des pâtes ratées. j'aime bien magalie et ses anecdotes, et j'attends le jour où son copain partira en déplacement pour poser quelques temps ses bagages dans son cocon qui sent la peinture, et le parfum gucci.
Hey Johnny Jane, Ne fais pas l'enfant ne sois pas si stupide Regarde les choses en face sois lucide.
mercredi 25 novembre 2009
You'll rise each day as planned, your will is your command.
par Eliott
J'adore découvrir de nouveaux artistes. C'est arrivé ce matin, avec Wilco. A chaque fois c'est pareil. Je commence par écouter une chanson en boucle, parce qu'elle me plait, et parce qu'elle semble, à l'instant même où je l'écoute, résumer toute ma vie, toute mes envies, mes peurs. Puis, je m'aventure, tranquillement mais sûrement, vers la chanson suivante, puis la suivante, et encore,avant, soudainement, de m'auto-proclamer fan. C'est une grande aventure.
Ce soir, à 20 heures et 4 minutes, je suis soulagé et déçu. Soulagé parce que ce mercredi qui s'annonçait difficile le fut, mais moins que prévu. Puis maintenant, il est terminé. Déçu, parce que j'avais une opportunité, une chance, et qu'elle semble gâchée, alors que je ne pense pas avoir faire quoique ce soit de mal. Oui, oui, je vais vite en besogne (ah ah) mais c'est comme ça, quand je suis tout excité, et que les choses ne se passent pas comme prévu. C'est le problème de l'espoir, sentiment gentiment pervers. Alors je pourrais gueuler : " Allons bon ! c'en est fini d'être dupe, je suis las de tomber de trop haut, fatigué de croire ! Ah! Espoir, sentiment minable, je te conspue, je te méprise, je t'emmerde. C'en est fait des rêves, c'en est fait des mensonges, l'on ne m'y reprendra plus ! ". Aucun intérêt.Oui, chaque fois qu'une nouvelle situation qui pourrait m'être favorable se présentera j'aurai de l'espoir. J'ai mes rêves en papier craché, mes espérances virtuels, et la plupart sont voués à rester dissimulés derrière les mots que je balance mollement ici, sans me soucier de s'ils sont justes ou bien accordés. J'écris mal ce soir et je m'en rends compte. N'empêche. Ce blog là est incroyable. Il m'attire, me fait du pied, je ne sais pas résister. Et puis la nuit l'on s'ennuie. Et Paris est bien morne. A se demander si l'on ne préfère pas quand la Tour Eiffel s'emballe, qu'elle se lance dans une symphonie de couleurs fluos, un arc en ciel métallique. Moi aussi, je veux poser des ampoules vertes sur la Dame de fer.
And if I die, I'll die, I'll die alone on some private hill.
Il est 22 heures et 27 minutes, je reprends le clavier à deux mains parce que je n'étais pas content de ma dernière phrase. Il fait toujours nuit, et Paris n'a pas changé depuis tout à l'heure. Mais ça pourrait être drôle : " il est 22 heures et 27 minutes, je reprends le clavier à deux mains parce que je n'étais pas content de ma dernière phrase. Il fait toujours nuit, et une météorite vient de s'écraser sur Paris, maintenant dévastée. Je penche ma tête à droite. Oui, c'est bien une vague de la taille de mon immeuble qui se dirige vers moi. La nuit, tout les chats sont gris. Je ne vois plus la Tour Eiffel, seulement de la fumée. Je penche ma tête à gauche. Ce mur trop blanc m'ennuie, je devrais le décorer, y foutre des photos, le rendre vivant quoi. On s'ennuie ici."
Oui, bon, il est 22 heures et 33 minutes et je ne sais pas trop quoi faire. J'aime bien écrire. Ca détend, surtout ici. Certains fument des joints, nous on tape sur un clavier. Vous devriez essayer, mais pas trop fort. Qu'est ce que j'écris mal. On dirait un singe qui tenterait de se servir d'un aspirateur. Et donc je vais m'arrêter là, sur cet épilogue trop court pour être intéressant et trop long pour être drôle.
love folk music.
And if I die, I'll die, I'll die alone on some private hill.
Il est 22 heures et 27 minutes, je reprends le clavier à deux mains parce que je n'étais pas content de ma dernière phrase. Il fait toujours nuit, et Paris n'a pas changé depuis tout à l'heure. Mais ça pourrait être drôle : " il est 22 heures et 27 minutes, je reprends le clavier à deux mains parce que je n'étais pas content de ma dernière phrase. Il fait toujours nuit, et une météorite vient de s'écraser sur Paris, maintenant dévastée. Je penche ma tête à droite. Oui, c'est bien une vague de la taille de mon immeuble qui se dirige vers moi. La nuit, tout les chats sont gris. Je ne vois plus la Tour Eiffel, seulement de la fumée. Je penche ma tête à gauche. Ce mur trop blanc m'ennuie, je devrais le décorer, y foutre des photos, le rendre vivant quoi. On s'ennuie ici."
Oui, bon, il est 22 heures et 33 minutes et je ne sais pas trop quoi faire. J'aime bien écrire. Ca détend, surtout ici. Certains fument des joints, nous on tape sur un clavier. Vous devriez essayer, mais pas trop fort. Qu'est ce que j'écris mal. On dirait un singe qui tenterait de se servir d'un aspirateur. Et donc je vais m'arrêter là, sur cet épilogue trop court pour être intéressant et trop long pour être drôle.
love folk music.
L'imaginarium du Dr Parnassus
par Eliott
Le tournage de L’imaginarium du Dr Parnassus fut un chemin semé d’embûches, comme il en arrive souvent avec les films de Terry Gilliam, sorte de cinéaste maudit. En effet, son acteur principal, Heath Ledger, meurt prématurément alors que le film n’est pas terminé et Gilliam, désemparé, triste, et sûrement lassé de ne pas réussir à terminer ses films, est alors obligé de modifier quelque peu son scénario et d’engager trois acteurs (de qualité : Johnny Depp, Colin Farrel et Jude Law) pour terminer l’ouvrage. Bref, comme dirait notre président, « ça commençait pas terrible ». Du reste, qu’en est-il ? L’histoire est celle du Dr Parnassus, homme doté de pouvoirs surnaturels assez peu clairs. Ce Docteur, qui tient un théâtre ambulant permettant de « voyager dans notre imagination », s’amuse, souvent, à parier avec le diable, Mr Nick, joué par un Tom Waits délicieux. C’est donc ainsi qu’il gagnera son immortalité. C’est aussi comme ça qu’il perdra sa fille, supposée devenir, le jour de ses 16 ans, la propriété de Mr. Nick. Au beau milieu de cette tragique histoire arrive alors, comme un cheveu sur la soupe, un Heath Ledger dont on ne comprendra jamais vraiment ce qu’il fait là. Terry Gilliam ne semble pas se soucier de ses personnages ou de son scénario. Ce qui l’intéresse, lui, c’est de pouvoir, pendant deux longues heures, s’amuser avec ses effets spéciaux, dans des séquences à la Charlie et la Chocolaterie pleines de couleurs et faussement inventives. Chaque thème qu’il aurait pu être intéressant d’approfondir (la mort, l’ennui, la solitude de cette fille de presque 16 ans rêvant de s’échapper) est à peine effleuré, le cinéaste préférant se perdre dans des élucubrations visuelles, laissant à peine au spectateur le temps de respirer entre deux séquences d’ « imaginarium ». Alors oui, les acteurs sont bons et l’incursion des trois acteurs « remplaçants » est bien faite, mais l'on s'ennuie. En sortant de la salle, on en est encore à essayer de comprendre le fin mot de l’histoire. Et l’on en vient à se demander si Terry Gilliam ne serait pas devenu un réalisateur dont on préfère voir les making-of plutôt que les films.
Le tournage de L’imaginarium du Dr Parnassus fut un chemin semé d’embûches, comme il en arrive souvent avec les films de Terry Gilliam, sorte de cinéaste maudit. En effet, son acteur principal, Heath Ledger, meurt prématurément alors que le film n’est pas terminé et Gilliam, désemparé, triste, et sûrement lassé de ne pas réussir à terminer ses films, est alors obligé de modifier quelque peu son scénario et d’engager trois acteurs (de qualité : Johnny Depp, Colin Farrel et Jude Law) pour terminer l’ouvrage. Bref, comme dirait notre président, « ça commençait pas terrible ». Du reste, qu’en est-il ? L’histoire est celle du Dr Parnassus, homme doté de pouvoirs surnaturels assez peu clairs. Ce Docteur, qui tient un théâtre ambulant permettant de « voyager dans notre imagination », s’amuse, souvent, à parier avec le diable, Mr Nick, joué par un Tom Waits délicieux. C’est donc ainsi qu’il gagnera son immortalité. C’est aussi comme ça qu’il perdra sa fille, supposée devenir, le jour de ses 16 ans, la propriété de Mr. Nick. Au beau milieu de cette tragique histoire arrive alors, comme un cheveu sur la soupe, un Heath Ledger dont on ne comprendra jamais vraiment ce qu’il fait là. Terry Gilliam ne semble pas se soucier de ses personnages ou de son scénario. Ce qui l’intéresse, lui, c’est de pouvoir, pendant deux longues heures, s’amuser avec ses effets spéciaux, dans des séquences à la Charlie et la Chocolaterie pleines de couleurs et faussement inventives. Chaque thème qu’il aurait pu être intéressant d’approfondir (la mort, l’ennui, la solitude de cette fille de presque 16 ans rêvant de s’échapper) est à peine effleuré, le cinéaste préférant se perdre dans des élucubrations visuelles, laissant à peine au spectateur le temps de respirer entre deux séquences d’ « imaginarium ». Alors oui, les acteurs sont bons et l’incursion des trois acteurs « remplaçants » est bien faite, mais l'on s'ennuie. En sortant de la salle, on en est encore à essayer de comprendre le fin mot de l’histoire. Et l’on en vient à se demander si Terry Gilliam ne serait pas devenu un réalisateur dont on préfère voir les making-of plutôt que les films.
mardi 24 novembre 2009
Mulholland Drive
par Eliott
La première fois que j’ai vu Mulholland Drive de David Lynch, j’étais seul, j’avais 15 ans, il faisait noir. 2 heures et 26 minutes plus tard, je crois que quelque chose avait changé. J’étais passé, le temps d’un unique film, par toute la gamme de mes sentiments, de mes émotions. J’avais eu peur, j’avais souri, j’avais aimé, haï, pleuré, rigolé, sursauté, j’avais cru vivre et j’avais cru mourir avec les personnages.
En 2001, quand Mulholland Drive sort au cinéma après un passage remarqué à Cannes où il a remporté le Prix de la mise en scène, David Lynch n’en est évidemment pas à son premier fait d’arme. Son précèdent film, Une Histoire Vraie, évoquait avec mélancolie, humour et sagesse la traversée des Etats-Unis d’un vieil homme sur une tondeuse. Encore auparavant, en 1997, il avait réalisé Lost Highway, qui déjà avait troublé certains spectateurs. Ici, il convoque les anges de Los Angeles. Mulholland Drive est un rêve, et c’est ainsi qu’il se vit. Comme un rêve, il parle aux sens, mieux, il les secoue, les fait trembler. Comme un rêve, il n’a à première vue, ni à la deuxième, aucun sens, et pourtant, comme dans un rêve, on ressent et l’on vit, on sourit sans vraiment savoir pourquoi, et comme dans un cauchemar on a peur, on crie, on agite les bras dans tout les sens pour se réveiller. Mulholland Drive, du nom de la route célèbre qui parcoure La Cité des Anges et où, au début du film a lieu un accident de voiture qui va tout changer, est le symbole des espoirs déçus, un mélodrame bouleversant par sa tristesse désemparée et sans issue, par cet amour violent, la fureur des sentiments. Il est un film si riche qu’il en est une œuvre d’art. D’aucun diront de ce film qu’il n’est qu’un enchevêtrement d’images artificielles sans aucun sens et sans interêt, que ce tas d’images n’est que le délire visuel d’un fou. Il n’en est évidemment rien, c’est même tout le contraire tant les interprétations que peuvent amener Mulholland Drive sont nombreuses (film surréaliste post-moderne, film rêvé…), tant les niveaux de lectures sont infinis et font de ce film un livre toujours ouvert, incroyablement généreux. David Lynch semble nous dire : j’ai mis ma vie dans cette histoire, j’ai mis mes émotions, j’ai mis mes folies, mes rêves, mes inventions, mes peurs et mes joies, maintenant, il ne reste plus qu’à vous servir, mais attention, n’allez pas trop vite, ou vous irez vous perdre. Ce film c’est donc une histoire. C’est en premier lieu la plus belle histoire d’amour du Cinéma, entre une Naomi Watts et une Laura Elena Harring à la quintessence de leur art, plus belles que jamais, un Amour avec un grand A, dans tout son emportement et sa sensualité, il n’y qu’à voir cette scène d’amour, d’un érotisme fou, au centre du film. David Lynch fait découvrir à son personnage, celui de Naomi Watts, l’innocent ange blond au regard si fragile, l’essence même de Hollywood et nous fait voyager dans ses mirages, dans ses mensonges et ses tricheries. Lynch passe par tout les genres, du tragi-comique (le personnage typé du réalisateur cocu qui noie les bijoux de sa femme dans de la peinture) au drame intense (la scène du Club, et le fameux « Silencio »), sans oublier le fantastique (le rêve au Winkies’, le Cowboy), par tout les tons, du sombre au pop, de la lumière aveuglante des studios de tournage à la lumière tamisée du Night Club, de la chevelure blonde platine de Naomi Watts aux cheveux noirs ébène de Laura Harring. Cette harmonie des couleurs, la magie de chaque image, mêlée au sentiment mystérieux du rêve, la musique d’Angelo Badalamenti qui les envoute, font de Mulholland Drive un conte de fée cruel, une explosion d’émotions et soudain l’on se surprend à pleurer, comme les deux personnages, à l’écoute de Rebekah del Rio chantant la Llorando. Mulholland Drive est une énigme dont l’auteur même donne certaines clés, labyrinthe sinueux parsemé de surprises, de beautés et l’on se rend compte, quand s’achève le générique de fin que peu importe si l’on n’a pas su retrouver son chemin, puisque l’on n’était jamais vraiment perdus.
lundi 23 novembre 2009
"Anywhere out of the World"
par Johnny Jane's Pocket
Sous ses cheveux jaunes et noirs
Elle rêvait parfois d'autres soleils,
Celui qu'elle avait sous les yeux, trop rare
La laissait las au réveil.
Elle aimait s'égarer dans l'Amour
Seule, mais toujours accompagnée,
La nuit écrivait sous l'abajour
Ses peines, ses joies, ou les dessinait.
They can't stop thinking about the moon,
Freedom of the universe and strangers in the night.
Natural is far away, just beside their cloud,
He was the crazy poet who exists in movies,
The character who had the final kiss .
They were really madmen, after all.
Qu'ils finissent perdus, dans l'alcool,
Libérés d'un ailleurs, trop maussade
Shall they never die.
lls auraient voulu s'en aller
Voir la mer, le ciel, les étoiles
Et les traverser.
Le vent fouetterait ses cheveux emmelés
Et son visage de petite fille
Trop sage.
Il les aimait, sa folie,
Sa vie, ses envies,
Son parfum Lucky Strike.
Should they live in their dream ?
They used to say so much craps craps craps,
Maybe is reality not for people like them,
Sleepy on the bed, they want to dream,
To love the sky and the beauty of uncertainty.
They were really madmen, after all.
Qu'ils finissent perdus, dans l'alcool,
Libérés d'un ailleurs, trop maussade
Shall they never die.
Shall they never die .
Elle rêvait parfois d'autres soleils,
Celui qu'elle avait sous les yeux, trop rare
La laissait las au réveil.
Elle aimait s'égarer dans l'Amour
Seule, mais toujours accompagnée,
La nuit écrivait sous l'abajour
Ses peines, ses joies, ou les dessinait.
They can't stop thinking about the moon,
Freedom of the universe and strangers in the night.
Natural is far away, just beside their cloud,
He was the crazy poet who exists in movies,
The character who had the final kiss .
They were really madmen, after all.
Qu'ils finissent perdus, dans l'alcool,
Libérés d'un ailleurs, trop maussade
Shall they never die.
lls auraient voulu s'en aller
Voir la mer, le ciel, les étoiles
Et les traverser.
Le vent fouetterait ses cheveux emmelés
Et son visage de petite fille
Trop sage.
Il les aimait, sa folie,
Sa vie, ses envies,
Son parfum Lucky Strike.
Should they live in their dream ?
They used to say so much craps craps craps,
Maybe is reality not for people like them,
Sleepy on the bed, they want to dream,
To love the sky and the beauty of uncertainty.
They were really madmen, after all.
Qu'ils finissent perdus, dans l'alcool,
Libérés d'un ailleurs, trop maussade
Shall they never die.
Shall they never die .
A chat perché
par Johnny Jane's Pocket
Au bord du lit, y a deux paires de converses noires,
Les tiennes sont détachées, les miennes restent délassées,
Laisse moi, enlacé,
Laisse moi, endormie,
On risque quoi à rêver ce soir ?
On peut toujours aller nul part,
Si tu veux .
Moi j'veux, moi j'veux, marcher pieds nus dans Paris,
Toi dans ma poche déjà trouée,
Moi j'veux, moi j'veux, j'veux jouer à chat perché,
Toi le p'tit chat, moi la souris.
J'aurais voulu crever dans tes bras,
J'voudrais, j'voudrais, mourir une dernière fois .
On aurait dû partir plus tôt,
Ou bien reprendre plus tard,
J'ai trop d'couplets en mémoire,
Comme un peu de toi en moi,
Comme de mon rire dans tes éclats,
Du trop de rien dans nos photos .
Moi j'veux, moi j'veux, marcher pieds nus dans Paris,
Toi dans ma poche déjà trouée,
Moi j'veux, moi j'veux, j'veux jouer à chat perché,
Toi le p'tit chat, moi la souris.
J'aurais voulu crever dans tes bras,
J'voudrais, j'voudrais, mourir une dernière fois .
Putain qu'est-ce qu'on fout sur ce trottoir,
A trop cracher sur les passants ?
A trop perdre tout ce temps,
Pour penser à nos corps dans nos sourires ?
Moi j'ai ton nom sur mes lèvres,
Il s'échappe en un soupir.
Moi j'veux, moi j'veux, marcher pieds nus dans Paris,
Toi dans ma poche déjà trouée,
Moi j'veux, moi j'veux, j'veux jouer à chat perché,
Toi le p'tit chat, moi la souris.
J'aurais voulu crever dans tes bras,
On devrait, on devrait peut-être s'en aller,
On peut toujours aller quelque part, si tu veux.
Les tiennes sont détachées, les miennes restent délassées,
Laisse moi, enlacé,
Laisse moi, endormie,
On risque quoi à rêver ce soir ?
On peut toujours aller nul part,
Si tu veux .
Moi j'veux, moi j'veux, marcher pieds nus dans Paris,
Toi dans ma poche déjà trouée,
Moi j'veux, moi j'veux, j'veux jouer à chat perché,
Toi le p'tit chat, moi la souris.
J'aurais voulu crever dans tes bras,
J'voudrais, j'voudrais, mourir une dernière fois .
On aurait dû partir plus tôt,
Ou bien reprendre plus tard,
J'ai trop d'couplets en mémoire,
Comme un peu de toi en moi,
Comme de mon rire dans tes éclats,
Du trop de rien dans nos photos .
Moi j'veux, moi j'veux, marcher pieds nus dans Paris,
Toi dans ma poche déjà trouée,
Moi j'veux, moi j'veux, j'veux jouer à chat perché,
Toi le p'tit chat, moi la souris.
J'aurais voulu crever dans tes bras,
J'voudrais, j'voudrais, mourir une dernière fois .
Putain qu'est-ce qu'on fout sur ce trottoir,
A trop cracher sur les passants ?
A trop perdre tout ce temps,
Pour penser à nos corps dans nos sourires ?
Moi j'ai ton nom sur mes lèvres,
Il s'échappe en un soupir.
Moi j'veux, moi j'veux, marcher pieds nus dans Paris,
Toi dans ma poche déjà trouée,
Moi j'veux, moi j'veux, j'veux jouer à chat perché,
Toi le p'tit chat, moi la souris.
J'aurais voulu crever dans tes bras,
On devrait, on devrait peut-être s'en aller,
On peut toujours aller quelque part, si tu veux.
dimanche 22 novembre 2009
sea, sex and sun
par lucy
je dois avoir une sorte de prédiction mentale bizarroïde, parce que tout à l'heure, j'ai parlé de mon papa, ce que je fais très rarement, et il est un des éléments clés de ma journée, ce qui est arrive assez rarement également. il faut savoir que mon papa est un ingénieur, avec une moustache et un petit bedon, et des lunettes parce qu'il voit rien, aussi. et que moi, je porte parfois des lunettes très grandes, mais plus souvent des lentilles, et puis je veux faire du design. en ce moment, je suis en mise à niveau, et on s'en moque, mais grâce à mon papa, j'ai eu une idée pour mon objet à faire avec des bouteillesenplastique. je mettrai peut-être une photo quand ce sera terminé, mais j'ai toujours la flemme alors au final, je le fais jamais. tout ça pour dire que mon papa est ce soir un héros.
je dois avoir une sorte de prédiction mentale bizarroïde, parce que tout à l'heure, j'ai parlé de mon papa, ce que je fais très rarement, et il est un des éléments clés de ma journée, ce qui est arrive assez rarement également. il faut savoir que mon papa est un ingénieur, avec une moustache et un petit bedon, et des lunettes parce qu'il voit rien, aussi. et que moi, je porte parfois des lunettes très grandes, mais plus souvent des lentilles, et puis je veux faire du design. en ce moment, je suis en mise à niveau, et on s'en moque, mais grâce à mon papa, j'ai eu une idée pour mon objet à faire avec des bouteillesenplastique. je mettrai peut-être une photo quand ce sera terminé, mais j'ai toujours la flemme alors au final, je le fais jamais. tout ça pour dire que mon papa est ce soir un héros.
ce blog sera notre caverne, et il l'est déjà. écrire est notre libération, et notre envie profonde. on est passionné par d'autres choses, dessin ou cinéma, on reste dans l'art, et on a tous les deux nos emplois du temps de ministres mais on écrit parce qu'on en a besoin. "j'ai une envie d'écrire comme t'as une envie de cigarette" dit Grand Corps Malade, et même si moi, j'aime bien les deux, c'est exactement ce que nos petites mains ressentent.
le dimanche, c'est souvent long et plein de spleen, c'est souvent pluvieux et très sinueux, mais je crois qu'au fond, je suis amoureuse des dimanches. ce sont des moments de lucidité, on aperçoit tout, et pour moi, les dimanches sont plus profonds que les nuits, déjà parce que j'ai peur du noir et des monstres, et ensuite parce que le dimanche, c'est toujours très difficile à passer, et c'est quand même moins pire, pour parler très peu correctement, que les lundis matins, où on retourne à nos écoles respectives, ou à notre boulot, allez savoir qui est le plus triste. personnellement, le lundi j'ai volume, dès huit heures du matin, et c'est une matière que dans les faits j'apprécie, mais moins dans la forme. je viens de remarquer qu'il est facile de nous retrouver, avec ce vice que j'ai de détester les majuscules.
mes amis, j'ai un jeu en bouteilles à terminer.
*
aux alcools sans couleurs
par lucy & eliott
sur mon dos se trouve un pull rose orné d'un so sweet et d'un cupcake. c'est pas facile à imaginer, je le reconnais. à travers ce dimanche midi, quelques décisions apparaissent. ce sont des solutions à nos rêves manqués. nos espoirs sur papiers virtuels. quelques mots jetés, parce qu'on ne sait faire qu'à peu près ça. dehors il y a du vent, un vent fort et terrifiant, il y a aussi mon papa qui plante des fleurs, alors qu'il a froid. mais je crois qu'il aime ça, au fond, se dépasser pour que notre terrasse soit jolie. il dit parfois qu'elle ne sera jamais aussi jolie que moi, et dans ces moments là, je lui souris, avec toute la sincérité du monde. ce sont sûrement les seuls moments où je lui accorde des sourires. pourtant, il est pas méchant. mais j'ai toujours du mal avec les gens pas très méchants, même mon papa. moi j'aime bien les gens très gentils, et les gens qui font semblant d'être gentils. remarque que j'aime aussi les gens qui font semblant d'être très méchants alors qu'au fond ils sont très gentils. j'aime bien les gens, en général, mais à petite dose. comme le fond de téquila dans le téquila sunrise. il en faut, parce que sinon c'est sans intérêt, mais c'est le jus d'orange et la grenadine qui font tout. les gens, c'est de la téquila. c'est incolore et c'est très fort. et j'ai un petit peu peur d'eux, mais j'aime bien ça. l'autre, avec moi, c'est différent, c'est ni un gentil ni un méchant, c'est pas de la téquila mais un bon shot vodka tagada. il est rose, tout doux et très agréable. vous allez voir.
sur mon dos se trouve un pull rose orné d'un so sweet et d'un cupcake. c'est pas facile à imaginer, je le reconnais. à travers ce dimanche midi, quelques décisions apparaissent. ce sont des solutions à nos rêves manqués. nos espoirs sur papiers virtuels. quelques mots jetés, parce qu'on ne sait faire qu'à peu près ça. dehors il y a du vent, un vent fort et terrifiant, il y a aussi mon papa qui plante des fleurs, alors qu'il a froid. mais je crois qu'il aime ça, au fond, se dépasser pour que notre terrasse soit jolie. il dit parfois qu'elle ne sera jamais aussi jolie que moi, et dans ces moments là, je lui souris, avec toute la sincérité du monde. ce sont sûrement les seuls moments où je lui accorde des sourires. pourtant, il est pas méchant. mais j'ai toujours du mal avec les gens pas très méchants, même mon papa. moi j'aime bien les gens très gentils, et les gens qui font semblant d'être gentils. remarque que j'aime aussi les gens qui font semblant d'être très méchants alors qu'au fond ils sont très gentils. j'aime bien les gens, en général, mais à petite dose. comme le fond de téquila dans le téquila sunrise. il en faut, parce que sinon c'est sans intérêt, mais c'est le jus d'orange et la grenadine qui font tout. les gens, c'est de la téquila. c'est incolore et c'est très fort. et j'ai un petit peu peur d'eux, mais j'aime bien ça. l'autre, avec moi, c'est différent, c'est ni un gentil ni un méchant, c'est pas de la téquila mais un bon shot vodka tagada. il est rose, tout doux et très agréable. vous allez voir.
*
Difficulté d'écrire, après une introduction pareille, aussi parfaite. Ce blog, c'est un espoir, ce sont des envies sur fond bleu et blanc. Des mots perdus sur la Toile pour nous retrouver. Je finis de manger, il est 14h cinquante-deux, aux vents viennent se mêler les gouttes de pluie. Et d'un coup le soleil. Opportuniste, je relève les stores. Je n'y comprends rien, et je mire de mes deux yeux hagards Paris qui tremble sous la tempête avec en toile de fond le bleu ciel et le soleil. C'est marrant, la fascination que peuvent avoir sur moi les vitres, les grandes fenêtres. Je ne peux pas m'en empêcher, je passe plus de temps les yeux rivés sur le dehors que sur le dedans. On est tout plein de rêves, et ça déborde alors on essaie de se contenir, on ne voudrait pas en laisser s'échapper. Alors je détourne mon regard du spectacle de Paris, je me dis que de toute façon, ce sera encore plus beau sous la nuit, et me reconcentre sur ces lettres que mes doigts fins comme mon esprit tapent délicatement sur le clavier, un peu lassé de toujours s'en prendre plein la gueule. Mais mon esprit divague, il tente encore d'apprendre à nager. De loin, de derrière ma porte fermée se laisse entendre une mélodie, je ne sais pas ce que c'est, mais maintenant qu'elle est rentrée par dessous ma porte, elle est ici, et elle me semble familière, j'ouvre, pour entrevoir ce mystère, et voilà mon père assis gracieusement sur le canapé rouge regardant un film. Je referme. Il est temps de se mettre au travail.
On s'appelle Johnny Jane's Pocket.
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