Le tournage de L’imaginarium du Dr Parnassus fut un chemin semé d’embûches, comme il en arrive souvent avec les films de Terry Gilliam, sorte de cinéaste maudit. En effet, son acteur principal, Heath Ledger, meurt prématurément alors que le film n’est pas terminé et Gilliam, désemparé, triste, et sûrement lassé de ne pas réussir à terminer ses films, est alors obligé de modifier quelque peu son scénario et d’engager trois acteurs (de qualité : Johnny Depp, Colin Farrel et Jude Law) pour terminer l’ouvrage. Bref, comme dirait notre président, « ça commençait pas terrible ». Du reste, qu’en est-il ? L’histoire est celle du Dr Parnassus, homme doté de pouvoirs surnaturels assez peu clairs. Ce Docteur, qui tient un théâtre ambulant permettant de « voyager dans notre imagination », s’amuse, souvent, à parier avec le diable, Mr Nick, joué par un Tom Waits délicieux. C’est donc ainsi qu’il gagnera son immortalité. C’est aussi comme ça qu’il perdra sa fille, supposée devenir, le jour de ses 16 ans, la propriété de Mr. Nick. Au beau milieu de cette tragique histoire arrive alors, comme un cheveu sur la soupe, un Heath Ledger dont on ne comprendra jamais vraiment ce qu’il fait là. Terry Gilliam ne semble pas se soucier de ses personnages ou de son scénario. Ce qui l’intéresse, lui, c’est de pouvoir, pendant deux longues heures, s’amuser avec ses effets spéciaux, dans des séquences à la Charlie et la Chocolaterie pleines de couleurs et faussement inventives. Chaque thème qu’il aurait pu être intéressant d’approfondir (la mort, l’ennui, la solitude de cette fille de presque 16 ans rêvant de s’échapper) est à peine effleuré, le cinéaste préférant se perdre dans des élucubrations visuelles, laissant à peine au spectateur le temps de respirer entre deux séquences d’ « imaginarium ». Alors oui, les acteurs sont bons et l’incursion des trois acteurs « remplaçants » est bien faite, mais l'on s'ennuie. En sortant de la salle, on en est encore à essayer de comprendre le fin mot de l’histoire. Et l’on en vient à se demander si Terry Gilliam ne serait pas devenu un réalisateur dont on préfère voir les making-of plutôt que les films.
Hey Johnny Jane, Ne fais pas l'enfant ne sois pas si stupide Regarde les choses en face sois lucide.
mercredi 25 novembre 2009
L'imaginarium du Dr Parnassus
par Eliott
Le tournage de L’imaginarium du Dr Parnassus fut un chemin semé d’embûches, comme il en arrive souvent avec les films de Terry Gilliam, sorte de cinéaste maudit. En effet, son acteur principal, Heath Ledger, meurt prématurément alors que le film n’est pas terminé et Gilliam, désemparé, triste, et sûrement lassé de ne pas réussir à terminer ses films, est alors obligé de modifier quelque peu son scénario et d’engager trois acteurs (de qualité : Johnny Depp, Colin Farrel et Jude Law) pour terminer l’ouvrage. Bref, comme dirait notre président, « ça commençait pas terrible ». Du reste, qu’en est-il ? L’histoire est celle du Dr Parnassus, homme doté de pouvoirs surnaturels assez peu clairs. Ce Docteur, qui tient un théâtre ambulant permettant de « voyager dans notre imagination », s’amuse, souvent, à parier avec le diable, Mr Nick, joué par un Tom Waits délicieux. C’est donc ainsi qu’il gagnera son immortalité. C’est aussi comme ça qu’il perdra sa fille, supposée devenir, le jour de ses 16 ans, la propriété de Mr. Nick. Au beau milieu de cette tragique histoire arrive alors, comme un cheveu sur la soupe, un Heath Ledger dont on ne comprendra jamais vraiment ce qu’il fait là. Terry Gilliam ne semble pas se soucier de ses personnages ou de son scénario. Ce qui l’intéresse, lui, c’est de pouvoir, pendant deux longues heures, s’amuser avec ses effets spéciaux, dans des séquences à la Charlie et la Chocolaterie pleines de couleurs et faussement inventives. Chaque thème qu’il aurait pu être intéressant d’approfondir (la mort, l’ennui, la solitude de cette fille de presque 16 ans rêvant de s’échapper) est à peine effleuré, le cinéaste préférant se perdre dans des élucubrations visuelles, laissant à peine au spectateur le temps de respirer entre deux séquences d’ « imaginarium ». Alors oui, les acteurs sont bons et l’incursion des trois acteurs « remplaçants » est bien faite, mais l'on s'ennuie. En sortant de la salle, on en est encore à essayer de comprendre le fin mot de l’histoire. Et l’on en vient à se demander si Terry Gilliam ne serait pas devenu un réalisateur dont on préfère voir les making-of plutôt que les films.
Le tournage de L’imaginarium du Dr Parnassus fut un chemin semé d’embûches, comme il en arrive souvent avec les films de Terry Gilliam, sorte de cinéaste maudit. En effet, son acteur principal, Heath Ledger, meurt prématurément alors que le film n’est pas terminé et Gilliam, désemparé, triste, et sûrement lassé de ne pas réussir à terminer ses films, est alors obligé de modifier quelque peu son scénario et d’engager trois acteurs (de qualité : Johnny Depp, Colin Farrel et Jude Law) pour terminer l’ouvrage. Bref, comme dirait notre président, « ça commençait pas terrible ». Du reste, qu’en est-il ? L’histoire est celle du Dr Parnassus, homme doté de pouvoirs surnaturels assez peu clairs. Ce Docteur, qui tient un théâtre ambulant permettant de « voyager dans notre imagination », s’amuse, souvent, à parier avec le diable, Mr Nick, joué par un Tom Waits délicieux. C’est donc ainsi qu’il gagnera son immortalité. C’est aussi comme ça qu’il perdra sa fille, supposée devenir, le jour de ses 16 ans, la propriété de Mr. Nick. Au beau milieu de cette tragique histoire arrive alors, comme un cheveu sur la soupe, un Heath Ledger dont on ne comprendra jamais vraiment ce qu’il fait là. Terry Gilliam ne semble pas se soucier de ses personnages ou de son scénario. Ce qui l’intéresse, lui, c’est de pouvoir, pendant deux longues heures, s’amuser avec ses effets spéciaux, dans des séquences à la Charlie et la Chocolaterie pleines de couleurs et faussement inventives. Chaque thème qu’il aurait pu être intéressant d’approfondir (la mort, l’ennui, la solitude de cette fille de presque 16 ans rêvant de s’échapper) est à peine effleuré, le cinéaste préférant se perdre dans des élucubrations visuelles, laissant à peine au spectateur le temps de respirer entre deux séquences d’ « imaginarium ». Alors oui, les acteurs sont bons et l’incursion des trois acteurs « remplaçants » est bien faite, mais l'on s'ennuie. En sortant de la salle, on en est encore à essayer de comprendre le fin mot de l’histoire. Et l’on en vient à se demander si Terry Gilliam ne serait pas devenu un réalisateur dont on préfère voir les making-of plutôt que les films.
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