vendredi 29 janvier 2010

get around town.

par lucie.

           on reconnaît la qualité d'un concert à plusieurs facteurs. l'ambiance, qui monte ou descend, présente ou absente. la fosse que l'on aperçoit bouger de haut en bas, de gauche à droite, danser ou remuer la tête, ou bien des gens, amassés, immobiles. on remarque qu'un concert est bon aux applaudissements, et encore ça dépend, les gens sont de plus en plus polis. quand avant le rappel, les gens n'acceptent pas que ce soit terminé, qu'ils décident de rester là, qu'ils en veulent encore. quand, après le premier rappel, la situation se reproduit. puis il y a l'importance de la fatigue générale, que l'on peut remarquer au détour des chansons calmes. c'est elle, ou bien l'émotion et le trouble, sentiment une fois encore global, de tout ce public, d'être ému, et d'écouter attentivement.




revolver a bon sur tous ces points. pas de mise en scène particulière, mais juste un mec très très doué en lumière au fond de la salle, qui aime particulièrement éclairer le public, et rapproche ainsi spectateurs et artistes. pas de frime, quelques guitares sur scène, certaines classiques, d'autres d'un vert pomme délavé, et quatre mecs, trois petits jeunes et un batteur qui jure un peu avec le reste du groupe, qui montent sur la scène de la cigale, contents, très contents d'être là, et qui comptent apparemment bien nous le faire savoir. le stress qui se ressent au début, un "merci" aimable à la fin de chaque chanson, puis, le déclic, même si tout allait plutôt bien jusque là, prise de position sur la scène, et le coup de foudre.
on ne peut qu'aimer encore plus les versaillais après leur prestation parisienne. ils arrivent à faire bouger, rire, pleurer, sauter, applaudir à tout rompre, sourire, chanter toute personne présente ce soir-là. chacun sa place, un concert bien calculé, prévu dans ses moindres détails, ça se sent mais ce n'est pas dérangeant, et le bonheur partagé de vivre une aventure rapide et incontrôlée, leur succès inespéré, et tout jeune encore.
mais leur avenir ne pose aucun problème. ils sont bons, ils le montrent, ils branchent leurs guitares, contrebasse, harmonica... et tout part, ça fait beaucoup de bien, enfin, de la bonne musique et des bons musiciens, on apprécie et on ressort heureux, avec une seule envie : les revoir. et on peut le faire, au bataclan, en mai. ça promet et mes places sont déjà prises.


mardi 19 janvier 2010

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par lucie.




- i dream of a bodyguard. / mots pour e; -

il est des ombres dont on ne se sépare jamais. des nuages de fumées qui nous suivent, nous redressent, nous font fuir et courir, ou bien nous écrasent le dos sous un poids invisible. ce soir, les ombres ont dansé la ronde autour de moi. sans armes et sans larmes. une simple danse, que j'ai entamé avec elles, parce que certaines sont belles, dans mes ombres. il y a des sourires, comme des instantanés, impossible à effacer. des rires inscrits au marqueur rouge sur les murs de ma chambre. quelques mots glissés sous ma couette. et même dans mes ombres laides, on remarque une beauté. les laids sont souvent beaux, comme le disait gainsbarre.

tu me décrivais comme ayant "ce visage de petite fille trop sage", partageant mes vies et mes envies, "mon parfum lucky strike". c'est une sensation étrange que de savoir que quelqu'un vous connaît. vraiment, malgré tout ce que vous voudriez cacher. qu'on peut lire en vous, parce qu'au travers de vos yeux, pour quelques uns, tout est dit et expliqué. j'ai tellement peur, de toi, de nous, de notre force trop grande à casser les préjugés, à briser les normes et à foutre en l'air nos pensées. à faire naître le chaos, le plus chaos du monde, au travers de nos deux mains d'écrivains, de nos mains liées et entremêlées. je crois que je fuis, comme toujours, tu connais tout, tu connais ces deux jambes qui courent plus vite que personne quand elles craignent le monde. rattrape moi, vite, parce que je peux rapidement tomber. pas loin, certes, je ne suis pas l'exagération, mais je veux pas tomber sans toi.

j'ai toujours ces lucky strike collées à mes lèvres trop roses, ce besoin de tout cacher derrière ma grande frange et mon oeil coquin, j'ai toujours ce visage de petite fille trop sage, de chose fragile à protéger, j'ai toujours tout ça. comme des constantes qui me définissent. on devrait essayer une nouvelle fois ces autoportraits inversés. ça nous allait bien, de décrire l'autre. celui qu'on connaît mieux que soi-même. on devrait réessayer.

et nous, on devrait continuer. oui, on devrait marcher plus loin sur la route. et laisser passer le bus.

mercredi 13 janvier 2010

est-ce que c'est ça ?







 là-haut, sur les branches, un oiseau chante. comme une mélodie douloureuse et suffocante. ton ombre traîne dans les feuillages. sorte de danse macabre qu'est ton souvenir. une note sans une autre, le noir de tes cheveux plaqué sur le bois, veines de ta peau; j'ai mal. un risque à prendre, saisir l'échelle et envoyer valser ce moineau. t'effacer, t'effacer, t'effacer. putain de coup de gomme impossible. le sang qui s'écoule dans l'estomac, et apercevoir la cigarette allumée. de la fumée, comme tout ce que tu fais. gris de tes yeux. des tes yeux, de tes yeux merveilleux, de ta bouche divine. embrasse-moi. tout de suite, viens je saute, et j'emporte l'oiseau avec moi. je le fais voler et je vole dans tes bras, on jouera au dessus de chêne, allez. ton rire au loin, un air moqueur même si tu ne m'entends pas. plus. plus. plus. même si tu ne m'entends plus.


mercredi 6 janvier 2010

La musique (parce que, sans musique, nous sommes des marins sans bateau ni grand voile)

par Charles Baudelaire.

La Musique 

La musique souvent me prend comme une mer !
Vers ma pâle étoile,
Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther,
Je mets à la voile;

La poitrine en avant et les poumons gonflés
Comme de la toile
J'escalade le dos des flots amoncelés
Que la nuit me voile ;

Je sens vibrer en moi toutes les passions
D'un vaisseau qui souffre ;
Le bon vent, la tempête et ses convulsions

Sur l'immense gouffre
Me bercent. D'autres fois, calme plat, grand miroir
De mon désespoir !

dimanche 3 janvier 2010

lol.

par eliott

2010 commence mal, et bien. 2010 commence toutes années, dans le doute, la négligence, l'ennui. Je passe des soirées incroyables, je pense à hier, des journées parfaites, avant hier, je mange des galettes des roi sans fèves. Miaou Miaou. Je ne suis pas totalement heureux, je le suis presque. Tout va bien d'un côté, tout va mal de l'autre, je n'ai pas envie de m'expliquer et techniquement, je vous emmerde. Je vous aime aussi. Et puis quoi. Je trouve ça impressionnant à quel point on se sert de mauvaises excuses, quand on ment. Ce n'est pas mon problème, j'essaie, j'essaie, et l'on me prête des intentions que je n'ai pas. Je me forge une philosophie misanthrope, tant pis pour vous, ce n'est de toutes façons pas moi qui vais changer la face du monde. Je ne dis pas que j'ai pas d'orgueil, ou que je n'ai pas d'égo. Seulement, il faut savoir laisser tomber, écouter, ne pas tout prendre pour soi. Je suis énervé, et je n'ai même pas faim. J'ai le droit de cacher certaines choses, mais je refuse d'abandonner. Je sais de quoi j'ai besoin. Merde. Je suis plus énervé que je pensais. Je ne sais plus quoi dire, je trouve cela dommage, j'espère juste que tout s'arrangera, je sais ce que je ressens, et j'ai peur. Peut être que comme à chaque fois, la musique me sauvera.

Je regarde un film, un long dimanche de fiancailles, et je m'en fous. Je vous aime,  vraiment. Je crois en l'homme, la femme, tout ça très naivement. je suis sûr qu'il est possible de faire quelque chose de l'humanité, et cetera. Je suis sûr que l'amour est la plus belle chose du monde. L'amitié aussi. Alors, j'essaie de ne pas être trop déçu. Mais je suis éternellement frustré. Pas nouveau.

See you. I love you all.

vendredi 1 janvier 2010